Michio TAKAHASHI

Artiste-peintre

Actualités

Décembre 2020
« Résidence d’artiste »
Villa Fontaine, Antibes

Février 2021
« Salon Comparaisons ».
Grand Palais, Paris

Né à Tokyo. Il est initié par sa cousine Mieko Hayashi à la peinture traditionnelle japonaise. Il part à Paris en 1976, puis entre à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1977. Aidé par un mécène japonais, il s’inscrit au CLA (Centre de linguistique appliquée) et aux Beaux-Arts de Besançon où il obtient le D.N.S.E.P. en 1982. Il réalise de nombreuses expositions en France, au Japon, en Allemagne, en Suisse, au Pays-Bas, en Chine… et participe aux Salons internationaux.

Il vit et travaille dans le Jura à Dole (FRANCE).

« Quand j’étais à Paris, je passais beaucoup de temps dans les musées, notamment à l’Orangerie pour regarder Les Nymphéas. Je ne voyais pas le lien entre la perception de l’instant de Monet et le concept le monde flottant du Japon …
Dès que mes traits et mes couleurs ont cessé d’adhérer à la représentation, ma peinture est devenue présence. J’ai commencé à y entrevoir un rapprochement avec ma culture d’origine à travers la notion de mu (traduit par néant en français). Pour moi, ce mot désigne comme une lumière englobant les formes tangibles telles des manifestations dans l’univers : l’appréhension de l’éphémère visible, face auquel le sujet créateur est un observateur, est justement l’idée d’« impression » propre à l’Impressionnisme. Or, ce que j’essaie d’appréhender, c’est le non visible dans lequel je me trouve.
Par ailleurs, ce « détour » par l’Impressionnisme est plus complexe : les peintres des années 50-70 aux États-Unis influencés par Monet, m’ont montré une autre expression, plus libre, un autre regard frôlant un certain mysticisme par le chaos, comme chez Pollock, ou Tobey ou Rothko ou Mitchell…
Mais, ceci dit, je pense que pour eux, comme chez Monet, la notion d’ ukiyo — le monde à ce moment (non pas le sens d’une image « instantanée » de l’époque), qui est pour moi le synonyme de mujô, fugacité des choses de la vie — est présente dans l’acte de création (Action painting ou color-field ) où la non-conscience de soi-même correspond à la situation créative présente (conjoncture) ; le soi et la situation se rejoignent et la situation devient le soi. » M.T.

« Tout un travail sur l’espace intercalaire prend corps ; le blanc (ou le vide), entre deux teintes, crée de nouveaux espaces essentiels dans l’appropriation de la peinture de Takahashi. Ainsi, que nous découvrions, ou non, le « Visage » n’a pas d’importance pour autant que nos yeux transmettent et permettent à nos émotions de s’exprimer ; ainsi nous ne serons ni dehors, ni dedans, mais nous-mêmes. » Jacques Cavin

« … A vrai dire, l’objet joue ici un rôle secondaire : la vie et le mouvement constituent l’essence du tableau. Ne s’agit-il pas, comme l’exprimait Bergson, par une sympathie avec l’élan vital, de « sentir palpiter l’âme de la vie » ? » Chantal Duverget